Tout au long du festival, participez aux conférences, tables rondes et rencontres avec nos invités.

VENDREDI

10 h 00 – Conférence
Visages / PHILIPPE BOISNARD

Comment les hommes sont-ils représentés du point de vue de leur visage dans l’histoire ? S’il est évident que ce sont les puissants qui ont eu la possibilité d’être représentés pendant très longtemps, avec la démocratisation des moyens techniques photographiques, puis numériques, tout le monde semble pouvoir entrer dans la dimension de la représentation. Mais cette possibilité de représentation signifie-t-elle que les hommes apparaissent pour autant ?

11 h 00 – Rencontre
30 minutes autour de la Correspondance Deléage

Cécile Mariotte, archiviste au Département de Saône-et-Loire présente la Correspondance Deléage numérisée et publiée par les Archives départementales de Saône-et-Loire, tout juste inaugurée ce mois de novembre 2017. L’occasion d’échanger autour des choix éditoriaux ou techniques retenus pour restituer les traces par approches multiformes mêlant regards d’historiens, d’artistes, d’associations mémorielles révèlent la richesse évocatrice d’une telle correspondance en tant que source de connaissance et d’inspiration artistique et/ou scientifique.

Cécile Mariotte sera aussi présente dimanche 25 novembre de 14h à 16h pour guider le public dans la Correspondance Déléage.

14 H 00 – Table ronde
Adolescents et pratiques transmédia / ANNE CLERC, MUY-CHENG PEICH et SILVERE MERCIER

Surfer sur le web avec le brouhaha du téléviseur, l’œil rivé sur un smartphone… Du livre au jeu vidéo, de Spotify à Youtube, on snap et on like sur Instagram ou Facebook. Version papier ou webzine, visionnage légal (ou non) de séries Netflix en streaming… On présente souvent les adolescents comme des digital natives toujours en quête d’innovation, mais quels sont leurs usages réels ? Comment créent-ils ou recherchent-ils l’information ?

À l’heure d’une réelle globalisation culturelle, les seuls usages numériques sont dépassés. Il nous faut à présent débattre des contenus et des langages qui leur sont associés : ce qui est regardé, lu, consommé. Avec Muy-Cheng Peich, directrice du Pôle Education, contenus et formations de l’association Bibliothèques sans frontières et Silvère Mercier, bibliothécaire et co-fondateur du collectif « SavoirsCom1 – Politiques des Biens communs de la Connaissance ». La rencontre sera modérée par Anne Clerc, formatrice autour des questions d’édition et de médiation numérique.

16 H 00 – Rencontre
Prévenir et lutter contre l’illectronisme / MUY-CHENG PEICH

Rencontre avec Muy-Cheng Peich,  menée par Jérôme Triaud.

Bibliothèques Sans Frontières travaille à renforcer la capacité d’agir et l’autonomie des populations à travers l’accès à l’information, l’éducation et à la culture. Pour cela, elle projette la bibliothèque là où elle n’est pas pour la rendre accessible des populations les plus fragiles, par exemple dans les camps de réfugiés ou les quartiers populaires.

Mais donner accès n’est pas suffisant. La véritable fracture aujourd’hui se fait sur les usages, notre capacité de chercher et trouver la bonne information, les ressources documentaires dont on a besoin, la bonne formation, de naviguer sur internet, de trouver un job, de s’informer sur ses droits ou encore de protéger sa vie privée. La société de l’information dans laquelle nous vivons est une opportunité immense pour connecter les hommes les uns aux autres, mais elle est également source d’exclusion et d’inégalité pour ceux qui n’en maîtrisent pas les codes. A l’heure des fake news, à l’heure de la numérisation de services publics, les bibliothèques jouent un rôle fondamental parce qu’elles sont des lieux de médiation qui, à la réalité froide du numérique, opposent accompagnement humain, empathie et bienveillance.

L’alphabétisation numérique est désormais la porte d’entrée incontournable pour participer pleinement à la société. Il s’agit pour chacun de devenir acteur du numérique. C’est pour cela que BSF a créé en 2014 le programme Voyageurs du Numérique.

SAMEDI

15 h 00 – Rencontre
Des machines à traduire / FRANÇOIS YVON

François Yvon conduit ses recherches au sein du groupe « Traitement du Langage Parlé » du LIMSI (CNRS) à Orsay. Il proposera un large panorama de la recherche actuelle en traitement automatique des langues, en se focalisant plus particulièrement sur une application emblématique qui est la traduction automatique. Quelles sont les capacités réelles et les limitations des machines à traduire ? Que peut-on en attendre ? A qui et à quoi servent-elles ? Dans quelles directions vont-elles encore s’améliorer ?

17 h 30 – 30 minutes avec Linguisticae
 » Le numérique et l’évolution de la langue ? « 

Comment évolue le langage dans l’environnement numérique ? L’usage intensif de mots anglais, le langage SMS et abrégé, les émoticones, etc. seraient-ils le signe d’une dépérissement inéluctable du langage ? Linguisticae, youtubeur et vulgarisateur en linguistique, décortique ces discours pessimistes et tente avec vous à cette question

DIMANCHE

14 h 00 – 30 minutes avec YANN KERVRAN
« Publier un roman sous licence libre »

Yann Kervran vous propose d’expliquer ce qui motive un auteur publié de façon traditionnelle à aller tenter l’aventure de la culture libre, en mettant ses textes à libre disposition des lecteurs. Il évoquera les outils et les technologies qui ont pu rendre cela possible et les répercussions dans le rapport à la création que cela peut engendrer, à travers son expérience personnelle et les projets qu’il a pu découvrir au fil des ans.

15 h 00 – Rencontre
« Youtubeur et Linguiste » / Linguisticae

Linguisticae est youtubeur et vulgarisateur en linguistique. Il vous propose d’explorer son parcours  de vidéaste sur internet et de partager sa démarche de sensibilisation aux questions de linguistique. Qu’est-ce qui l’a amené à faire ce choix ? Qu’est-ce qu’être youtubeur aujourd’hui ?

16 H 00 – Rencontre
Madeleine project / CLARA BEAUDOUX

Nouvelles formes d’écriture, nouvelles formes d’édition : autour de Madeleine Project. Rencontre avec Clara Beaudoux,  menée par Jérôme Triaud.

« Elle s’appelait Madeleine, elle aurait eu 100 ans en 2015. Je m’appelle Clara, j’ai 31 ans. Nous ne nous sommes jamais connues. C’est la femme qui a vécu dans mon appartement avant moi, pendant 20 ans. Elle est morte un an avant que je m’y installe, l’appartement avait été refait à neuf. Mais tout le monde avait semble-t-il oublié la cave. J’y ai découvert toute la vie de Madeleine, objets, photos, lettres. Je me suis plongée dedans. » Une enquête à suivre sur Twitter @clarabdx